Pour consulter une liste de série, je vous propose de vous rendre sur la page : Mes meilleures séries 🙂
Je suis sûre que beaucoup d’entres vous se sont posées cette même question : pourquoi Netflix ressort il autant de vieilles séries – devenues cultes pour la plupart en ce moment ?
Et, oui, en déroulant le menu Netflix, vous avez certainement vu qu’ils proposaient Urgences, The mentalist, Grey’s anatomy, Gossip Girl, Prison Break et j’en passe…

La plupart de ces séries ont entre 18 et 32 ans. Elles appartiennent toutes à la génération pré-streaming ou débuts du streaming1. Elles ont très bien marché lorsqu’elle étaient diffusées en télévision avant d’avoir une seconde vie en streaming.
La réponse « Netflix n’a rien de mieux » est un peu réductrice et qui plus est, ce n’est pas vrai. Ils sortent aussi régulièrement des nouveautés. ET pour preuves, chiffres à l’appui, Netflix est le plus gros producteur de contenu originaux dans le monde. (Netflix domine la production de contenus originaux – ZDNET)

Après avoir fait des recherches, je vais vous montrer que ces choix stratégiques de ressortir de vieux titres sont animés par les coûts, l’audience et la rentabilité. En bref, évidemment, tout est toujours question d’argent car si ce n’était pas rentable, ils ne feraient pas ce choix là qui, d’après moi est risqué car certains abonnées peuvent y voir une régression de l’offre.
Les contenus sous licence attirent toujours énormément de téléspectateurs
Même si Netflix met en avant ses propres productions originales, une grande partie de l’audience vient encore de séries achetées à d’autres studios plutôt que produites par Netflix elle-même : une étude de données de consommation américaine a montré qu’en 2017, 80 % du visionnage sur Netflix provenait de contenus sous licence, et seulement 20 % de contenus originaux — preuve que les vieilles séries attirent toujours une large audience.
Cela signifie que malgré des milliards dépensés en séries originales, les contenus “classiques” restent ultra regardés par un grand nombre d’abonnés.
Acheter les droits peut coûter nettement moins cher que produire soi-même
Produire une série originale coûte extrêmement cher : aujourd’hui, le budget moyen d’une série de 10 épisodes est d’environ 7,5 millions de dollars par épisode selon une estimation de l’industrie du streaming.
À l’inverse, Netflix peut négocier des droits de diffusion pour des séries existantes pour une période ou un territoire donné. Le prix dépend de la série, de sa popularité et des studios qui possèdent les droits — mais c’est généralement moins risqué et souvent moins cher qu’une production neuve.
En fait, Netflix déclare explicitement qu’il utilise des modèles pour comparer le “coût par heure de visionnage” d’un contenu sous licence à d’autres options, afin de décider s’il vaut la peine de renouveler ces droits ou non. Et de ce fait, ils ne peuvent que constater que le nombre d’heures de visionnages de séries sous licence est très intéressant :
- Prison Break aurait engendré plus d’1,5 milliard d’heures visionnées sur une période récente.
- Lost aurait généré environ 888 millions d’heures de visionnage.
Ces deux série ne sont plus visionnables sur Netflix mais l’ont été !
Cela montre que de vieilles séries peuvent susciter des milliards d’heures de visionnage partout dans le monde, bien après leur diffusion originale.
La nostalgie rapporte : le public revient vers les classiques
Un point important : ce que veut le consommateur – téléspectateur ? Nous avons vu précédemment que les vieilles séries ou séries dites classiques attirent énormément.
La question est donc : POURQUOI ?
- la Nostalgie : les vieilles séries nous ramènent souvent à des période antérieures de notre vie comme l’enfance et l’adolescence.
- l’écriture et les sujets abordés sont en général intemporels.
- Ces séries sont souvent été précurseurs d’un style : exemple, Urgence pour les séries médicales qui se sont beaucoup développés après avec notamment Grey’s Anatomy et bien d’autres.
- La popularité de ces séries ne sont plus à prouver et elles bénéficient pour la plupart de grosses communautés de fan (groupes Facebook ou autres).
Netflix a toujours besoin d’un catalogue varié
Même si Netflix investit énormément dans les séries originales (il a produit 593 séries originales à fin 2023), le contenu sous licence reste important pour garder un large catalogue.
C’est aussi une réponse à une réalité économique : les contenus originaux les plus gros exigeant des budgets gigantesques (parfois plusieurs dizaines de millions par épisode pour des productions blockbuster), il est moins coûteux d’ajouter des séries anciennes populaires à la plateforme pour maintenir l’intérêt global.
Conclusion
On peut noter donc que, bien que la plateforme diffuse de vieux contenus, elle continue d’investire énormément dans les séries originales.
Le tout est donc de trouver un bon compromis entre nouveauté qui coute extrêmement cher à produire, et l’achat de séries qui ne coutent plus si chères à acheter et que les télespectateurs aiment regarder.
Ce qui revient à dire qu’ils utilisent une double stratégie :
- D’un côté, continuer à investir massivement dans des séries originales exclusives.
- De l’autre, utiliser des vieilles séries populaires sous licence pour maximiser les heures de visionnage, réduire les coûts par contenu vu, et fidéliser des abonnés avec des titres qu’ils connaissent déjà.
En clair : les vieux contenus ne sont pas là par hasard — ils rapportent de l’audience, améliorent la valeur du catalogue proposé, et sont souvent plus rentables à court terme que certaines nouvelles productions coûteuses. 😉
Et vous, faites vous parti de cette population nostalgique qui peut revisionner les heures de Friends ou de Prin Break ?
Pour ma part, par trop…
Définition du streaming : Le streaming est un procédé de diffusion d’un flux audio ou vidéo en ligne en « direct » ou en léger différé. Il permet la lecture d’un flux audio ou vidéo (cas de la vidéo à la demande) à mesure qu’il est diffusé. Les flux audio et vidéo se distinguent de la radiodiffusion et de la télédiffusion par leurs caractéristiques techniques : stricto sensu, la lecture en continu reste un téléchargement car il y a un échange de données brutes entre un client et un serveur, mais le stockage est provisoire et n’apparaît pas directement sous forme de fichier sur le disque dur du destinataire. Les données sont téléchargées en continu dans la mémoire vive, analysées à la volée par l’ordinateur ou le smartphone et rapidement transférées vers un écran ou un lecteur multimédia. – societe-numerique.fr –
Sources :








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