
Voilà une question que je me suis posée alors que je cuisinais justement un plat sucré salé (la pastilla marocaine). Ce qui m’arrive souvent. Pourtant, je sais que tout le monde n’aime pas cela. Ce n’est pas encré dans nos habitudes françaises.
En effet, en France, on aime que les choses soient bien rangées. L’entrée d’un côté, le plat au milieu, le fromage avant le dessert — et surtout, le sucre à la fin. Le sucré, c’est pour conclure. Pour récompenser. Pour adoucir la bouche après le salé. Et un bon café pour finir 😉 Mélanger les deux ? Ça intrigue, parfois ça amuse… mais ça reste, pour beaucoup, une petite entorse aux règles.
On ose malgré tout le faire avec le magret par exemple ou avec le fois gras, qui est souvent accompagné d’un confit de figues ou encore de pain d’épices.

Je ne me souviens pas de la première fois où j’ai vraiment goûté un plat sucré-salé assumé. Mais ce qui est sûr, c’est que c’était une fois devenue adulte. Je ne vois pas ma mère cuisiner de la « cuisine du monde ». Mais à sa décharge, à l’époque, il n’y avait ni réseaux sociaux pour partager, ni vidéos tik tok, ni influenceurs qui voyagent à travers le monde.

Dorénavant, nous avons accès absolument à toutes les recettes possibles et imaginables. Regarder une vidéo va nous donner envie de reproduire la recette. Les restaurants « du monde » se trouvent à tous les coins de rue. Et enfin, nous voyageons d’avantage. Je me souviens avoir appris à cuisiner les boulettes de boeuf Kefta (boulettes de viande hachée épicée souvent agrémenté de sauce tomate et d’un oeuf poché) alors que j’étais en vacances à Marrakech. Depuis, j’en fais régulièrement. Chaque pays et culture a beaucoup à nous apprendre sur ses traditions culinaires. En Thailande, nous avions dégusté un délicieux porc au caramel.
Il y a beaucoup d’autres exemples :
- Au maroc : Tajine de poulet aux pruneaux, ou l’on mélange des oignons, du poulet, de la cannelle, du safran, de l’eau, des pruneaux, des amandes émondées et du miel pour un plat savoureux et équilibré.
- En Amérique du nord : Poulet au Coca Cola® express et burger au bacon et au sirop d’érable qui apportent une touche sucrée et salée à ces viandes préférées.
- Au Mexique :
Salade de pâtes hawaïenne à l’ananas et guacamole sucré-salé au Mexique, qui combinent des pâtes avec une sauce sucrée et salée pour un plat exotique. - En Australie : Tacos minceur sucrésalé kiwi, mangue et poulet à la feta en Australie, qui mêlent des tacos avec des ingrédients sucrés et salés pour un plat unique.
- En Chine : Chinois sauce soja et salade de riz à la noix de coco et aux crevettes en Chine, qui offrent une combinaison de saveurs sucrées et salées dans un plat asiatique traditionnel.
- Au Maghreb : Tajine de poulet au thé noir et abricots au Maghreb, qui combine des oignons, du poulet, du thé noir, des abricots, de l’eau, des pruneaux, des amandes émondées et du miel pour un plat savoureux.
Les plats sucréssalés sont une excellente façon de découvrir et d’explorer les saveurs du monde entier. Ils mettent en avant l’art de mélanger les saveurs et d’ajouter des fruits ou du miel pour apporter de la douceur et de la tendreté à la viande.

Et puis je me suis posé la question : pourquoi, en France, sommes-nous si attachés à cette séparation ?
Pourtant, si on regarde bien, notre histoire culinaire n’a pas toujours été aussi stricte. Au Moyen Âge, les tables aristocratiques mélangeaient abondamment les épices, le sucre, les viandes. Le sucre était rare, précieux, presque médicinal. Il entrait dans des sauces, des ragoûts, des préparations salées. Ce n’est que plus tard, avec la démocratisation du sucre et l’évolution des goûts, que nous l’avons relégué au dessert. Comme si la modernité avait voulu clarifier, classer, ordonner.
Aujourd’hui, le sucré-salé revient doucement, mais souvent sous l’étiquette de l’originalité : burger à l’ananas, fromage accompagné de confiture, salade parsemée de mangue. On appelle ça “twist”, “fusion”, “créatif”. Ailleurs, ce n’est ni une tendance ni une audace — c’est la base.
Finalement, peut-être que notre étonnement face au sucré-salé en dit plus sur nos habitudes que sur les saveurs elles-mêmes. Peut-être qu’il suffit d’accepter de perdre un peu nos repères pour découvrir autre chose. Une autre manière de penser le repas. Moins cloisonnée. Plus intuitive. Plus sensorielle.
Mais cuisiner les plats du monde est devenu très tendance. Les restaurants, les grands et moins grands chefs n’hésitent plus à faire des alliances sucrées salées parfais inattendues, en occidentalisant des plats d’ailleurs ou l’inverse. On appelle cela la cuisine FUSION.
Cuisine fusion : La cuisine fusion est l’art de mélanger des éléments de différentes traditions culinaires pour créer des plats innovants et surprenants

Et si, la prochaine fois, au lieu de nous demander “est-ce que ça se fait ?”, on se demandait simplement : “est-ce que c’est bon ?”
On conclusion, la cuisine sucrée-salée fait à la fois partie des coutumes de nombreuses régions du monde. Ils ont compris que le sucre pouvait mettre en valeur les épices ou tel ou tel aliment et est pour nous, occidentaux et particulièrement français, cette cuisine a su s’importer et est devenue très tendance.
Quel est votre avis sur la question ? Aimez vous le sucré-salé ? cuisinez vous souvent la « cuisine du monde » ?








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