Le musée de l’innocence une obsession amoureuse …

Je vous présente une série un peu regardée par hasard. Je n’en avais jamais entendu parler. Mais je me suis lancée et j’ai bien fait !

C’est en effet une série qui change de l’ordinaire. Bien qu’il s’agisse d’une histoire d’amour, le sujet est traité très différemment que la plupart du temps.

La série turque, Le Musée de l’innocence, est une œuvre profondément troublante, presque hypnotique dans sa manière d’explorer l’obsession amoureuse, la mémoire et le poids du passé. Adaptée du roman de Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, elle porte en elle cette atmosphère si particulière propre à son univers : lente, mélancolique, intime… et parfois dérangeante.

L’histoire

Un vieil homme de la haute société d’Istanbul retourne dans l’appartement qu’il nomme le musée tant il a de souvenirs dans ce dernier.

Il nous relate alors une partie de sa vie, dans les années 1970, qui débute juste avant ses fiançailles avec une jolie jeune femme de son rang.

Il rencontre dans une boutique dans laquelle elle travaille, une cousine éloignée, d’un rang social bien plus modeste, qu’il commence à fréquenter de manière régulière dans ce fameux appartement. Elle a 18 ans, il en a 30. Il est fiancé. Voilà bien une relation impossible.

Il relate ce passage de sa vie avec beaucoup de poésie, avec beaucoup de nostalgie et d’amour. Son amour pour elle devient maladive, obsessionnel.

Ce personnage que l’on pourrait qualifier de monstre tellement il fait souffrir les femmes qui l’entoure, est en fait une personne sensible, perdu entre ses sentiments et sa volonté de respecter les traditions.

Sur 9 épisodes, cette relation évolue mais je vous laisse la découvrir par vous même ! 🙂

Cette œuvre peut nous faire poser des questions sur la limite en amour et possession, entre le choix d’être conventionnel ou de suivre ses sentiments.

Je vous conseille cette série hypnotique !

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Pour information, le musée de l’innocence existe réellement en Turquie. En effet, cette dimension matérielle du roman prend forme en 2012, lorsque Orhan Pamuk inaugure le musée de l’Innocence dans le quartier de Çukurcuma, à Istanbul.

Installé dans une maison ancienne, le musée rassemble une collection d’objets associés aux personnages du roman : mégots de cigarettes, bijoux, photographies, ustensiles domestiques. La fiction quitte le livre pour habiter désormais un lieu, au cœur de la ville.

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